Charlie Hebdo: CABU est mort, la République vaincra !

7 Jan

Tribune de Lydia Guirous dans le FigaroVox

Charlie Hebdo: CABU est mort, la République vaincra !

Cabu, Charb, Wolinsky, Tignous sont morts… avec eux c’est une partie de la liberté d’expression qui s’est éteinte… une partie de la République. La seule façon de relever la tête et d’honorer leur mémoire, c’est de continuer à se battre pour nos valeurs, sans peur, sans haine et sans provocation. Ces valeurs fondamentales qui doivent être rappelées face à ce drame sont la liberté et la laïcité.

On a crié aux loups lorsque dans mon livre, comme beaucoup d’autres, je disais que l’islam se radicalisait dans les cités…on a crié aux loups lorsque Zemmour a parlé d’une France au bord de la guerre civile…on a crié aux loups, la plupart des médias en tête, à la sortie du roman fiction de Michel Houellebecq …et aujourd’hui ceux-là même qui muselait il y a encore quelques heures la liberté d expression, pleurent en son nom.

Il ne faut pas avoir peur des idées mais de l’absence d’idées. Une démocratie qui ne pense plus et qui nie les réalités est une démocratie qui meurt, qui se suicide. Cabu et Wolinsky n’avaient pas peur, ils préféraient vivre debout qu’à genoux. Nous devons continuer à dénoncer la réalité et à ne pas se réfugier dans un confort intellectuel boboïsant: tout le monde est gentil, ne stigmatisons pas et tout ira bien… bilan 12 morts!

Bien sûr qu’il faut stigmatiser l’islam radical et le dénoncer. Bien sûr qu’il faut continuer à stigmatiser et dénoncer la dérive communautariste des cités. Bien sûr qu’il faut stigmatiser et interdire ceux qui voudraient nous faire croire que le voile est un instrument divin au service des femmes. Lutter contre l’islam radical, c’est lutter contre l’obscurantisme, contre le mal. Lutter contre l’islam radical, c’est reprendre le flambeau des Lumières qui est l’ADN de notre République. Cessons ce laxisme qui ronge la France depuis 1970. Un principe n’est pas une incantation ou une fantaisie, mais une règle que doit imposer avec fermeté la puissance publique et nos élus. Ces derniers ont été trop lâches avec la laïcité et au nom d’un relativisme culturel abject et d’une culpabilité post-coloniale un peu feinte. Ils ont laissé volontairement et à des fins électoralistes, l’islam radical dans les quartiers.

Le communautarisme est la gangrène du vivre ensemble, mais c’est aussi le terreau du terrorisme et de la barbarie. En cédant à la tentation communautaire, certains élus et certains intellectuels et médias, ont trahi la République, nous ont trahis. En cédant au communautarisme islamique, ces derniers ont planté les germes du djihadisme et du terrorisme… et cerise sur le gâteau ils ont porté sur les fonds baptismaux le FN. Non seulement ils sont responsables du délitement de la laïcité en France, mais également de la montée du racisme en laissant une grande partie de la communauté musulmane se laisser amalgamer avec les islamistes… mais chut, il ne faut pas en parler, il vaut mieux attendre qu’il y ait des morts.

Alors aujourd’hui il est plus que temps de nettoyer les imams radicaux et les islamistes des cités au kärcher. Il est plus que temps d’appliquer strictement la loi sur l’interdiction de la burqua dans l’espace public. Il est plus que temps d’interdire le voile dans les universités et dans les entreprises… car ce sont autant de concessions qui font à la fois le jeu du communautarisme islamique et le jeu du FN.

J’appelle donc à une République forte, fière de ses valeurs et de son histoire. J’appelle au courage de nos décideurs politiques. 

Bien sûr qu’il y a un problème avec l’Islam des banlieues en France et ce problème ne cessera de s’amplifier tant que l’arbitre ne sifflera pas la fin de la partie du laxisme et de la lâcheté. Cet arbitre est l’Etat, c’est à lui de rappeler les règles de la République et de les appliquer avec force et coercition. Si rien n’est fait, les imams radicaux continueront à laver les cerveaux des jeunes en perte de repères, et d’autres attentats, plus graves encore, auront lieu sur notre sol.

Dénoncer la réalité et essayer de la traiter, ce n’est pas être fasciste, c’est être citoyen et républicain. Dénoncer la réalité de l’Islam radical dans les cités, ce n’est pas être raciste mais responsable. Le vivre ensemble de la France repose sur des règles, il faut les respecter. Ce n’est pas à la France de s’adapter aux particularismes culturels et religieux, mais à ces derniers de se plier à ses règles. Le mal français, ce n’est pas Zemmour ou Houellebecq, c’est la lâcheté et cette entreprise permanente de déconstruction de nos valeurs à laquelle nous assistons depuis quarante ans, sans réagir.

Chaque Français est le gardien d’une partie du temple républicain, chaque Français a donc le devoir de réagir et de défendre son patrimoine historique et philosophique. Espérons que le tragique évènement de Charlie hebdo soit un électrochoc pour tous les Français et en particulier pour ceux qui ont la capacité de décider.

Nous ne pouvons plus nous cacher derrière la crise économique, l’individualisme et la mondialisation. Aujourd’hui c’est la République qui a été frappée dans sa chair par la barbarie islamiste. Aujourd’hui, il est plus que temps de ré-imposer nos valeurs et ne pas avoir peur des conséquences. La France et nos services de police sont prêts à affronter des émeutes urbaines. Avoir peur de celles-ci, même si elles ne sont pas souhaitables, c’est signer un chèque en blanc au terrorisme et à l’islam radical. L’islam radical doit définitivement être bouté hors de France, de nombreux pays y sont arrivés, pourquoi pas nous? 

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Invitée de la matinale de RFi Lydia Guirous : « mon rêve français se transforme en cauchemar »

30 Déc

Lydia Guirous, invitée de Arnaud Pontus, secrétaire nationale du Parti radical en charge des droits des Femmes et de la lutte contre les discriminations, présidente de l’association Future, au féminin et auteur de l’ouvrage « Allah est grand, la République aussi » JC Lattès, évoque la montée de l’islamisme radical en France.

« On ne reconnait plus cette France qui était un eldorado de la pensée, des libertés, la pensée des Lumières. Et aujourd’hui, il y a des quartiers qui sont totalement abandonnés aux obscurantistes, aux islamistes, des quartiers entiers sont devenus halal. Où les femmes doivent raser les murs pour pouvoir avancer et circuler librement, où le voile est devenu la norme, où lorsqu’on résiste et qu’on ne porte pas le voile, et bien on est insulté, on a des pressions quotidiennes. Et donc mon rêve français, dans certains territoires abandonnés de la République, oui se transforme en cauchemar. »

Interview Marie-Claire « Les mères accompagnatrices voilées représentent-elles une menace à la laïcité? »

20 Déc
L’autorisation de porter le foulard donnée aux mères musulmanes dans les sorties scolaires fait polémique. Nous avons demandé son point de vue sur la question à Lydia Guirous, fondatrice du club « Future au féminin », qui vient de publier « Allah est grand la République aussi » (éditions JC Lattès). Un hymne vibrant à la laïcité, écrit par une roubaisienne née en Algérie.

couverture_guirous_AllahRepublique22-2La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, s’est prononcée pour l’autorisation du foulard, lors des sorties scolaires, alors que la circulaire Chatel de 2012 l’interdisait. Votre point de vue ?

Je me souviens d’une « dame en noir » strictement voilée à la sortie de mon lycée, qui distribuait toujours des tracts contre ceci ou cela. Qui nous jetait des regards sombres parce que nous portions une jupe, ou avions les cheveux mouillés, (ce qui signifiait qu’on avait été à la piscine, mélangées avec des garçons, quelle horreur, n’est-ce pas ?) Je ne dis pas que toutes les mères voilées sont des islamistes radicales. Néanmoins, accepter des mères voilées lors des sorties scolaires, c’est ouvrir une fenêtre aux religieux, et aux intégristes. Car ces femmes ne sont pas juste de gentilles « mamans toutes égales » comme elles se présentent. Derrière elles, il y a des intégristes qui ont une vision politique : faire plier la laïcité à la française, devenue pour certains radicaux l’ennemi à abattre. Or pour moi, dès qu’on s’approche d’une mission de service public comme l’accompagnement d’une sortie scolaire, les mères, jouent de facto, temporairement le rôle d’un agent de l’Etat. Elles doivent donc observer une neutralité religieuse. Pour moi, c’est ça entre autres, la laïcité. J’ai aussi envie de dire que la foi ne se réduit pas à un foulard. C’est quelque chose d’intime. Elles ne seraient donc pas moins croyantes en ôtant leur foulard pendant quelques heures.

 

Vous craignez le prosélytisme ?
Il y a un risque d’influencer les enfants (« la maman de Kamel, elle porte le foulard. Pourquoi pas toi maman ? »). D’entorses en entorse à la laïcité, un jour, notre modèle républicain ne voudra plus dire grand chose. La cohésion nationale sera émiettée en communautés. Je ressens une certaine lâcheté de la gauche, qui court après le vote des musulmans, face à ce foulard qui est un pourtant un marqueur de la soumission et de l’infériorité des femmes aux hommes de la communauté musulmane.

 

Mais beaucoup disent qu’elles portent le foulard volontairement…
Certes, certaines se revendiquent même féministes. Mais c’est un non sens. Comment peut–on se dire pour l’égalité femmes hommes, en portant volontairement un symbole de soumission dans un pays ou les femmes ne sont pas obligées de le porter, tandis que dans d’autres pays, elles luttent pour s’en débarasser, parfois au péril de leur vie. Moi j’ai une tante en Algérie qui a reçu des menaces de mort, parce qu’elle refusait de porter le voile. Ces françaises voilées, que je connais bien, sont les idiotes utiles des salafistes. Elles disent qu’elles ne sont pas forcées à porter le voile par un père, un frère ou un mari, mais en même temps, l’objectif de leur vie, c’est avant tout de se marier et d’avoir des enfants. Si elles sont si libres que ça, pour quoi ne vivent-elles jamais seules ? Pourquoi ne sortent elles pas le soir entre copines? Des femmes voilées seules dans un café, vous en voyez souvent ?

 

C’est vrai qu’on ne les entend pas beaucoup sur le terrain des droits des femmes…
Elles sont absentes de tous les combats féministes. Elles sont contre l’IVG, surtout chez les mineures, puisqu’elles sont pour la virginité jusqu’au mariage. Elle sont absentes des combats contre la violence conjugale, pour l’égalité salariale, professionnelle et politique. Jusqu’ici, elles ne se sont mobilisées que contre les ABCD de l’égalité à l’école. Et comme elles sont ultra-conservatrices, elles font cause commune avec les catholiques intégristes et l’extrême droite contre le mariage gay. Il faudrait rappeler dans les écoles des quartiers qu’en France, une femme a le droit de disposer de son corps. A les entendre, on est tous des imbéciles qui ne savent pas ce que c’est que la laïcité mais eux vont nous l’expliquer. Elle utilisent le féminisme comme un produit marketing pour lisser l’image des gens qui sont derrière elles.

 

Dans votre livre, vous parlez beaucoup de la communautarisation à Roubaix…
Là bas, on assiste à une terrible régression. Les femmes commencent par un petit foulard et finissent par un grand jilbeb qui mange l’ovale du visage, voire un niqab pourtant interdit par la loi. Et ce sont des filles qui ont grandi avec moi… Dans les années 60, à Alger, ma mère portait des petites robes et des chaussures à talons. Quand je demande aux roubaisiennes pourquoi elles portent foulard ou jilbeb, elles me répondent que « c’est mieux comme ça », comme si elles cédaient aux pressions de l’entourage, à la « mode » locale, ou bien « ça fait plaisir » à leur mari…Certaines le portent aussi parce qu’elles n’ont rien à perdre : elles n’ont pas fait de grandes études, elles sont parfois au chômage. Elles savent que même sans voile, elles ne seraient pas allées très loin. Dans cette micro société, le voile et le statut de mère (car une célibataire qui vit seule est vue comme une traînée) est aussi une façon de maquiller l’échec. A Roubaix, je passe pour une originale, parce que j’ai fait des études supérieures, j’ai vécu seule à Paris. Je me suis mariée « tard », à 28 ans ce qui me vaut des « Comment, t’as pas d’enfants ? » sidérés.

 

Face à cette régression, vous n’êtes pas tendre pour les politiques…
Face à cette communautarisation galopante, on a des politiques qui se taisent, pétrifiés à l’idée d’être taxés d’islamophobie et de racisme. Vous vous rendez compte que chez Morandini, sur Europe 1, une élue Front de gauche m’a traitée de « raciste », – moi qui suis musulmane de famille algérienne ayant fui la guerre civile en Algérie ! – , et de « bourgeoise parisienne » sous prétexte que j’ai étudié à la très sélective université Dauphine ? Et puis je suis secrétaire nationale du Parti Radical en charge de la lutte contre les discriminations et les Droits des Femmes. J’en conclus que ce serait tellement mieux que je colle au cliché de la beurette en BEP qui porte le foulard et se victimise.

DOSSIER : FEMMES ENGAGÉES

interview de Corine Goldberger

« Un manifeste Républicain plein de courage et de vérités »

21 Nov

Olivia de Lamberterie a présenté le livre « Allah est grand, la République aussi » de Lydia Guirous, éditions Jean-Claude Lattès, dans l’émission Télématin de William Leymergie sur France 2

Lydia Guirous Olivia de Lamberterie France 2

 

Lien http://www.france2.fr/emissions/telematin/videos/NI_31513?onglet=tous

Invitation présentation du livre « Allah est grand, la République aussi » de Lydia Guirous le jeudi 6 novembre à 19h à la libraire Albin Michel

5 Nov

Invitation Lydia Guirous

« Du voile de Creil… au djihad en Syrie…Nous avons perdu une bataille, oublié de descendre à la station République… »

Enfant de l’immigration, Lydia Guirous, n’a pas eu de difficulté à s’intégrer. La France, elle l’aime. Trop peut-être ? Au point de déranger ceux qui voudraient qu’elle la rejette ? À mi-chemin entre le manifeste et le témoignage, elle pointe la dangereuse dérive d’une France qui a honte de ses valeurs, de son histoire et abdique face à la montée du communautarisme et de l’islam radical.

Dans cet essai courageux, au travers d’anecdotes acérées, elle dénonce les atteintes portées aux droits des femmes, la radicalisation d’une partie de la jeunesse des quartiers populaires, le piège de la double culture et de la « diversité » , le jeu trouble des politiques, et leurs difficultés à faire respecter ce principe qui protège tous les enfants de la République : la laïcité. 

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